Terra medoca : un sentier d’art environnemental

La Ville de Lacanau a officialisé en 2023 la création d’un sentier d’art environnemental Terra medoca reliant les trois entités canaulaises : bourg, lac, océan.

Réalisé avec le soutien de l’association ALEA (art littoral environnement en Nouvelle-Aquitaine), composé d’œuvres grandeur nature exposées en plein air ou en rez-de-chaussée de l’hôtel de ville, le sentier propose de poser un regard neuf sur notre rapport au monde, sur ce qui nous entoure qu’il s’agisse de nos compatriotes ou des milieux naturels.

Les œuvres sont pérennes ou éphémères, elles conjuguent avec leur environnement et le questionnent dans sa beauté, sa tranquillité, sa permanence, son évolution, et nous renvoient le reflet de ces interrogations.

Pour une pause ou une déambulation sectorisée, découvrez les artistes qui ont su parler de Lacanau, de son histoire et de sa modernité, à travers leurs œuvres.

Retrouvez les informations sur ce sentier sur le site internet dédié : https://www.terramedoca.fr/lacanau/

3 boucles pour découvrir différents milieux

La Ville de Lacanau, avec l’appui de l’association Aléa, Art Littoral et environnement, porte un sentier d’art environnemental Terra medoca, composé dans un premier temps de 11 œuvres in situ.  Elles balisent ainsi différents milieux naturels et lieux de vie ou de patrimoine de la commune, au bourg, autour du lac et à l’océan. Le sentier Terra Medoca s’organise ainsi autour de trois boucles réalisables en vélo ou à pied.

Lacanau Océan

A proximité immédiate de la salle L’Escoure, plusieurs oeuvres à contempler :

la fresque N&B « Lacanau »

Sur la façade extérieure du bâtiment, l’illustratrice Sophie Brice a dessiné toutes les composantes de Lacanau : les vagues, les pins, le surf, le skate, le soleil, les oiseaux et animaux locaux…

Fresque Sophie Brice

la statue Manutea

Réalisée en bois, elle trône gracieusement sur le giratoire et représente un signal fort qui marque l’entrée dans le coeur de la station. Haute de plusieurs mètres, elle a été réalisée à partir d’une seule pièce par le sculpteur Dominique Pios.

la fresque Surf by nature  / Jamais Comme Ailleurs

Peinte par Jérémy Schiavo dans la ville océane, à deux pas du front de mer, elle représente les quatre sports en démonstration lors des Jeux Olympiques de 2024 : Breaking, skate, escalade….et surf, discipline pour laquelle Lacanau s’était portée candidate pour accueillir les épreuves.

le « Cantabria – Pour ne pas oublier »,

Réalisée par Christine Germain conjointement avec l’Association Culturelle de Lacanau (ACL), cette fresque réalisée en mosaïques rend hommage au bateau échoué des réfugiés espagnols débarqués à Lacanau  devenus Canaulais pour beaucoup d’entre eux. L’oeuvre est située à l’entrée de la plage nord, plage qui permet d’accéder à l’épave.

la vague

Installée face à l’océan, cette structure de plus d’une tonne, mêlant bronze et inox, culmine à 4 mètres de hauteur. L’artiste Romain Tiercin signe une œuvre imposante et délicate à la fois, un surfeur monumental, figé dans l’élan et la grâce du mouvement, symbole du lien profond de Lacanau avec la glisse, la mer et l’énergie de la nature.

Cette création exceptionnelle, qui fait vivre l’identité et le lieu unique, à la fois ancrée et tournée vers l’horizon, joue avec le paysage, sublime et se sublime avec l’immensité de l’océan,
l’infini du ciel et la ville vibrante et résiliente.

le Mimil

Représentant son personnage « le mimil », le grapheur SELOR 1988 le met en scène dans des décors du littoral. Il y a une cabane de résiniers, inspirée de celle qui existe encore sur la piste cyclable de Lacanau Océan. Les deux fresques posent la question de l’éphémère, de la réalité, de face et de dos face à l’environnement. Dans une recherche esthétique, et un sens à plusieurs lectures, ces deux fresques dans le hall de la salle L’Escoure sont une forme de reconnaissance du Mimil, personnage de la rue adopté par l’institution.

le « Plastic dauphin »

Conçu par Alfred Knot et l’association Nomads Surfing, la dauphin pollué de bouteilles plastiques a longtemps été vu à la Maison de la Glisse – cette œuvre est actuellement absente pour « raison de santé »

Le Lac, de Longarisse au Moutchic

Ces deux œuvres inédites, monumentales, ont pour écrin le lac et ses espaces fragiles, elles ont pour point commun d’être conçues en matériaux locaux extraits (de la terre ou de l’eau) et façonnés de savoir-faire, mais aussi de parler des récents incendies dévastateurs de la forêt des Landes de Gascogne et des changements climatiques à l’œuvre.

Elles résonnent en chacun de nous, dans nos parcours de vie, nos affects et nos blessures, et portent un message enthousiaste de l’avenir par le biais de la poésie et de l’art, de la couleur et de la forme.

Le Zéphyr

Au Moutchic, la sculpture de bois « le souffle du vent » a été réalisé par Sophie Pigeon avec la contribution des Grès médocains et de Florent Lagune ainsi que les conseils de Cyrille Geoffroy. Il symbolise cet élément vital de notre planète – car il transporte les graines, pousse les oiseaux migrateurs… – et si présent sur le lac, où de nombreuses activités de voile sont pratiquées.

Les œuvres éphémères au bord du lac

Plusieurs réalisations ont pu être observées au cours des dernières années par les promeneurs. Dont les œuvres photographiques très grand format (et itinérantes) en bord de lac de l’exposition Micro faune, de Thierry Karm, qui rend hommage à la micro faune, soit le monde des insectes.

Nos rives lacustres ont également reçu Les Insolites du Médoc, photographies de Delphine Trentacosta légendées par Christian Coulon, sensibilisaient aux éléments naturels et patrimoniaux du patrimoine médocain. Ces oeuvres rendent hommage à « Un Médoc moins visible, plus discret, plus secret, plus modeste, mais qui n’en est pas moins digne d’intérêt. Un Médoc intime, fait de lieux, de paysages et de monuments que l’on nomme quelquefois « petit patrimoine », mais qui méritent l’attention car ils racontent des histoires et
finalement toute une histoire.

Plus au sud, Véronique Grenier proposait une œuvre de land art in situ créée sur place pendant trois jours de résidence. Son Radeau de la Méduse évoquait l’histoire des naufrageurs médocains qui allumaient des feux pour amener les embarquements à échouer sur les plages … Dans notre époque, cette histoire peut faire écho aux naufragés de l’anthropocène.

Lacanau Ville et Halte nautique

la Déferlante de déchets – Merci Hokusai

Dans cette même idée de valoriser les œuvres déjà en place, l’œuvre réalisée à partir de déchets de plage de Vanessa Balci a rejoint le hall d’accueil de l’Hôtel de ville où tout le monde pourra admirer le travail engagé de cette Art’iviste plastiqueuse. Evoquer la déferlante de déchets plastiques dans l’océan, en réinterprétant le déroulé parfait du Yin et du Yang ayant élevé cette estampe au rang d’icône universelle exigeait de déborder largement de la taille d’une estampe.
Ce merci au maître Hokusaï se décline en appel à sa miséricorde : notre négligence trahit notre ignorance passée. Aujourd’hui, nous savons et nous nous engageons à changer.

Le Réfugié

En décembre 2023, le Cheval « Réfugié » s’est installé au Port de la Ville. Réalisé par Franck Espagnet dans le cadre d’une commande de la Ville de Lacanau, ce cheval de bois flotté a gagné le lac au galop.

Franck Espagnet porte, à travers cette sculpture, le message d’une nature mal aimée. Il travaille uniquement les formes et matières naturelles, en respectant les œuvres de Dame Nature. Elle nous offre tant de poésie dans ses formes arrondies. L’artiste glane ses formes naturelles qui flottent dans l’Estuaire de la Gironde et l’océan. Il y devine un muscle, un œil, une joue, et assemble ces formes qui prennent alors vie. Ses mains ont alors assemblé cet étalon, aux joues brûlées (par les incendies de forêt ?) qui est venu se réfugier, au bord de l’eau à Lacanau.Poète qui aime croire que la nature nous parle, Franck Espagnet a le sentiment de sauver des naufragés, des abîmés, de guérir la planète – blessée de notre mode de vie – à son échelle.

la Forga (La forge)

Visible devant l’hôtel de Ville, cette œuvre monumentale est un hommage à la forge qui a fondu la garluche pendant quelques décennies à Lacanau Ville. Le paradoxe du minimalisme de la composition globale avec la présence du métal travaillé plus en finesse par la sculptrice NES – Darkdesign et en détail sur les faces donne des indices quant à la richesse historique, patrimoniale, industrielle, artistique et culturelle que la transformation du fer a induit en Médoc et en Gironde. La sculpture a été créée en partie avec des éléments
de récupération, elle permet de sensibiliser au développement durable et au réemploi. Les chaînes de tronçonneuse sont issues du territoire médocain.

Les Totems

Artiste peintre installée en Gironde, Pauline Beugniot est intervenue dans le cadre d’un projet porté par la Mairie de Lacanau, l’espace de vie sociale La Sorga et le Conseil municipal
des jeunes, visant à faire d’un espace vert un lieu nourricier et collaboratif, « le Jardin cueillette du Pôle de l’Aiguillonne ».Ces totems s’intègrent au paysage en y ajoutant une présence sensible, à la fois discrète et symbolique. Ils matérialisent la transformation d’un lieu de passage en un espace vivant, collectif et ancré dans une démarche respectueuse du vivant,
notamment grâce à l’initiative de planter un jardin collaboratif et des arbres fruitiers.


A chaque installation est proposé un panneau d’explication et de présentation complété d’un QRCode qui renvoie à un site internet et une carte géographique pour se repérer et profiter au mieux de ces balades artistiques.

La Ville de Lacanau est la deuxième commune à accueillir un sentier d’art environnemental en Médoc, complétant la gamme d’outils qu’elle met en place pour sensibiliser aux enjeux du développement durable, activer les transitions, impulser les changements institutionnels, citoyens et professionnels, ou encore soutenir la création artistique.

 

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